Le blog d'Alex la larve

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vendredi 28 août 2009

Mon WE à Jérvsalem

Après avoir demandé conseil auprès de 5 personnes différentes qui nous ont bien indiqué 5 endroits "incontournables" où passer le WE en Israel, mon collègue de boisson Thomas (un thésard danois de passage ici pour deux semaines) et moi même, décidons d'aller faire un tour à Jérusalem, ville sainte pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, mais pas pour les larves (le seul lieu saint reconnu par le Klvb Larve étant le village de Puygiron). Un thésard du labo nous emmène en voiture jusqu'à Ashquelon, au bord de la mer, et à un jet de roquette de la bande de gaza que nous longeons sur quelques km. A peine le temps de manger un plat de houmous (plat traditionnel oriental à base de pois chiche...) que le bus pour Jérusalem s'apprète à partir.

Un truc qui m'impressionne à chaque fois, c'est le nombre de soldat(e)s - jeunes en général (le service militaire dure 3 ans ici) - qui se trimballent dans le bus avec des flingues énormes. A la vue de ces flingues, mon envie de raconter des blagues à la con sur certains sujets sensibles disparait instantanément. Il est environ 18 heures quand on arrive à la gare routière de Jérusalem et une bonne demi-heure de marche nous sépare encore de la porte de Jaffa, qui est l'une des 7 portes qui permet d'accéder à la vieille ville de Jérusalem.

L'auberge de jeunesse dans laquelle on a prévu de passer le WE se situe a quelques dizaines de mètres seulement de la porte de Jaffa: on a opté pour une solution pas chère (10 euros la nuit) et bien rock n'roll. Pour ce prix là, on aura droit au strict minimum: un matelas et une couverture sur le toit de l'hotel!

En dehors du confort spartiate, c'est quand même sympa puisque l'air de rien, il y a pas loin d'une trentaine de personnes qui dorment comme des crevards sur le toit! L'auberge est un peu le point de rencontre des touristes sans-le-sou et des gens qui cherchent à s'installer en israel et pour qui l'auberge constitue une solution provisoire, en attendant mieux. En plus je découvre le concept de chiottes-douches qui m'était totalement inconnu jusqu'à présent.

Après avoir fait un rapide tour de la ville, on s'arrète dans un bistrot pour manger un morceau et boire un coup. Pour mon plus grand bonheur, ils ont du Ricard! Je commande donc un bon vieux Ricard bien de chez nous en plus d'une bière palestinienne fabriquée à Ramallah, en Cis-jordanie (c'est quand même autre chose que de boire une kro dans le canapé de son salon n'est-ce pas?). Problème: le serveur n'est visiblement pas trop habitué à servir du Ricard puisqu'il me demande si je veux de l'eau avec. Au final, je boierai le ricard le plus corsé de ma vie (plus près de 5 volumes de Ricard pour un volume d'eau que le contraire), mais bon, j'aurai quand même bu mon Ricard à Jérusalem et j'en suis pas peu fier!!

Le lendemain matin, je suis réveillé une première fois sur le coup de 5 heures par le muezzin du minaret d'à coté (à 20 m à vol d'oiseau) qui pousse sa gueulante pendant un bon quart d'heure afin d'inviter les musulmans du voisinage à la prière (c'est indéniablement un autre inconvénient de l'hotel à ciel ouvert à Jérusalem), puis une deuxième fois à 8 heures par les cloches des églises avoisininantes, puis une troisième fois un peu avant 9 heures à cause du soleil qui commence sérieusement à cogner. La journée sera consacrée à la visite de la vieille ville. Rien à dire: même pour le non-croyant que je suis, Jérusalem est une ville incroyable. D'une ruelle à l'autre, l'atmosphère et les gens changent radicalement. Le quartier musulman ressemble à un grand souk d'Afrique du nord.

Quelques rues plus loin, on arrive dans le quartier arménien (chrétien), beaucoup plus calme. On passe à coté d'une sorte d'église dans laquelle Jésus est supposé avoir pris son dernier repas avec ses potes (d'après les assyriens, les autres chrétiens pensent que ça n'est pas passé ici mais plutôt du coté de par la bas). Sur le fronton de l'église est un inscrit un truc totalement incompréhensible en araméen, un language totalement ringard qui date de l'époque de notre pote Jésus mais que quasiment plus personne ne comprends aujourd'hui (à ma connaissance, l'araméen ne fais plus partie des langues étrangères enseignées au collège et au lycée depuis belle lurette). Du coup, tout le monde s'imagine qu'un truc hyper mystique est écrit sur le fronton de l'église. Pour ma part, je me plait à penser qu'il y a juste écrit un truc du genre "Kebab-frites 24h/24" et que les gens vénèrent depuis 2000 ans un vulgaire magasin de kebabs en s'imaginant que c'est l'endroit ou le Christ a pris son dernier repas.

Dans le quartier juif, passage obligé au mur des lamentations, après avoir revetu pour l'occasion une kippa en carton qui ressemble au moins autant à un emballage de big Mac ouvert en 2 qu'à une kippa....

Petite explication quand même, l'accès au mur des lamentations est interdit aux femmes (normal me direz vous) mais également, et c'est plus étonnant, aux hommes non-vétus de chapeau ou de demi-carton de Big Mac. En fait, pour être tout à fait honnête, même les femmes ont le droit d'accéder au mur des lamentations, mais pas au même endroit que nous, les hommes. Un tout petit espace leur est réservé de l'autre coté de la cloison en bois de cagette que vous pouvez voir sur ma droite. D'après nos renseignements, les femmes sont volontairement séparées des hommes car ces salopes ont naturellement tendance à distraire les hommes pendant la prière. L'exiguité de l'espace qui leur est attribué peut vraisemblablement être expliquée par le fait que si les femmes ont une âme (contrairement aux roux par exemple), celle-ci est quand même nettement moins grande que celle des hommes (qui oserait encore affirmer le contraire au 21ème siècle, n'est-ce pas?), du coup la surface de mur qui leur est accordé est plus petite. Dans leur grande bonté, les autorités rabbiniques ont décidé d'octroyer 1/4 de la surface du mur aux femmes ce qui est, vous en conviendrez, largement discutable.

Dans le quartier chrétien, nous passons à coté d'une pierre sur laquelle Jésus aurait laissé son empreinte. Un mec ferait ça aujourd'hui, il se prendrait directement 50 euros d'amende pour dégradation de bien public. Pas Jésus, qui était au dessus des lois et qui avait le droit d'essuyer ses mains grasses sur les murs de Jérusalem parcequ'il était soi-disant le fils de Dieu...

Le soir, nous buvons des bières sur la terrasse du toit de l'hotel. Une femme galloise d'une cinquantaine d'années, très propre sur elle, nous parle des difficultés qu'elle a eu plus tôt dans la journée pour passer la frontière entre la Jordanie et Israel (le passage des frontières par ici, c'est un joyeux bordel, je vous raconterai ça à l'occasion). En même temps qu'elle cause, elle enchaine les bières à un rythme effréné et ses propos deviennent de plus en plus incohérents. A la fin, elle est complètement raide et dis de la merde à tout l'hotel en renversant ses bières partout (et notament sur la chemise de mon collègue danois). Marrant, si j'avais su qu'un gallois dormant sur le toit de l'hotel allait finir pété comme un coing ce soir là, j'aura pas misé beaucoup sur elle...!

Le lendemain matin, et contrairement à la veille, ça n'est ni le muezzin, ni les cloches de l'églises, ni même le soleil qui vont nous réveiller, mais bien les bières de la veille qui compriment nos vessies. La lumière du jour nous permet de constater l'ampleur des dégats: autour de nous gisent de nombreux cadavres de bières vides ou a moitié entamées (à la fin de la soirée, la galloise ouvrait une bière, buvait deux gorgées, en renversait un peu par terre, s'allongeait deux minutes avant d'aller aux chiottes, de revenir, d'ouvrir une nouvelle bière etc...). Après avoir tout nié en bloc, on quitte l'hotel pour aller visiter un musée "incontournable" d'après mon guide et les paroles de plusieurs personnes (Israeli Museum). Quelle erreur de débutant! Un Musée! Certes c'est connu, la culture ça fait mal à la tête, mais alors après les litres de bière de la veille, c'est un véritable supplice. Jésus trimballant sa croix dans Jérusalem c'était de la rigolade comparé au calvaire que l'on a enduré. On sort donc vite fait de cet endroit malsaint pour aller de nouveau arpenter les rues de la vieille ville jusqu'à la fin de la journée. On profitera ainsi plus longtemps de la belle collection de chapeaux ridicules portés par les religieux en tous genre. Voici un bel exemple de chapeau ridicule: un cylindre de poils, très pratique à porter en été par des températures de 40°C n'est-ce pas.

mardi 11 août 2009

Premier billet (import dv forvm)

Quelques photos un peu sombres (la nuit tombe très tôt ici, à 19 heures le soleil se couchait et là il fait nuit noire depuis une bonne demi-heure!!). Ça ne transparait pas forcément à travers les photos, mais le coin est vraiment tranquille!!









Tiens puis un truc à la con: Amusez vous à comprendre quelque chose à ce genre de trucs.
Si vous allez en Angleterre, en Allemagne, en Espagne ou chez ces connards d'italiens, c'est pas la même langue, mais c'est quand même l'alphabet latin. En plus y'a toujours des mots qui ressemblent peu ou prou à leur équivalent français ce qui fait qu'en insistant en peu, il est souvent possible de saisir le sens des phrases (au resto, dans la rue, à la gare....) alors que là...